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LA
CUISINE REGIONALE L’art culinaire suscite
souvent de nombreuses interrogations
Par Salah CHAKOR Directeur I.T.H.T Ouarzazate
Pour quoi les goûts des individus varient-ils selon l’âge,
le sexe, la profession, la classe, la condition sociale, et la région ?
La réponse est que,
ce sont des faits socio-culturels faisant
partie intégrante du patrimoine de l’humanité, c’est à
dire des faits intimement liés au passé ancestral (historique), à la
géographie, au climat et surtout aux croyances, aux traditions, aux
conditionnements sociaux aux impératifs moraux et religieux, des
groupes sociaux si petits soient-ils et de la civilisation qui est la nôtre.
Nous ne consommons pas tel ou tel produit parce qu’il est bon,
délicieux, mais parce que notre famille et particulièrement notre mère
nous appris à le trouver bon. C’est une culture assimilée depuis
notre naissance selon les critères socio-culturels de la société qui
a été élevée elle même sur le plan effectif et culturel, comme sur
le plan gastronomique d’où le fait que chacun apprenne d’abord sa
langue maternelle et à des préférences gustatives particulières.
Ainsi s’explique notre attachement naturel non seulement à la
cuisine de notre mère, mais encore à la cuisine de la région, du pays
où nous sommes nés et où nous avons grandi comme nous aimons le
patois de notre enfance. Au fond, les cuisines régionales sont aussi
les patois de la
gastronomie.
A Tafilalt, par exemple, on est fier de présenter aux invités
une Madfouna, des pigeons farcis, une soupe à l’Ouarguia, des préparations
typiques à base de dattes…
C’est la raison pour laquelle il faut respecter
également les usages culinaires des autres pays et des diverses
régions qui les composent, car en agissant ainsi nous respectons
la cuisine de l’autre qui, lui aussi aime ce que, sa mère lui
a appris à aimer.
Nous ne voyageons donc pas pour manger ce que nous avons
l’habitude de manger chez soi, mais pour découvrir les spécialités
gastronomiques des autres, car c’est la meilleure façon de découvrir
leur culture et de mieux connaître leur façon de traiter les aliments.
Plus qu’un acte nutritif, manger est un acte socio-culturel.
Bien manger, avoir le souci de bien manger et de bien boire relève de
la culture, exactement comme le goût du choix des beaux livres, des
beaux tableaux… bien manger est aussi un acte de gratitude devant tout
ce que Dieu nous a donné de bon, de délicieux, c’est le rite par
excellence de la convivialité, du bien être et de l’ouverture sur
les horizons et les êtres les plus lointains. Ecrivain
et consultant en tourisme. LES
FAMILLES MAROCAINES A TABLE
Par Salah CHAKOR Directeur de l’I.T.H.T de Ouarzazat
De tous temps, le
raffinement de la cuisine a été lié au degré de l’évolution
économique et de la civilisation des peuples ancestraux. Après les
Mésopotamiens et les Egyptiens, les Grecs et les Romains ont apporté
leurs connaissances et habitudes culinaires à la cuisine française qui
perdureront jusqu’au
moyen âge.
Au Maroc la
situation géographique et tous les évènements qui se sont succédés
durant son histoires, ont provoqué l’évolution et la progression de sa culture culinaire. La cuisine
régionale, celle du terroir, l’utilisation des épices et des herbes
; des légumes sauvages, et d’autres produits agricoles, la cuisine
juive, berbère, arabe, chrétienne,…etc, ont toutes
contribué à l’enrichissement
de la cuisine nationale ; ce qui a aussi fait de la cuisine
marocaine l’une des cuisines les plus variées et les plus
renommée au monde.
L’art culinaire
est également un témoignage historique incontestable de notre mode de
vie et de l’évolution de nos mœurs Dans les familles marocaines à moyen et à grand revenu et en particulier dans celles
dites DIOR EL MAKHZEN, quand
on se met à table l’on présente une
mosaïque de plats crus et cuits, composés de salades de
viandes, de légumes et de desserts. Le
poulet bildi, le lapin, le pigeon,
la dinde font également partie intégrante de cette cuisine
riche. De même qu’une variété de
semoules ; de pâtes, de riz préparés de diverses
manières sont aussi présents au menu marocain. Une grande planche de
pain est aussi présenté et l’on trouve le pain
de blé tendre, d’orge, de maïs, cette variété de pain est
préparée selon différents modes tels que : au four, au kanoun,
en tagine,…etc.
Les menus que l’on
présente selon un ordre en crescendo ou tout sur table, en fonction de
circonstances, est un menu riche dans lequel des règles sont
respectées.
Le premiers repas de
la journée est celui du 1er FTOUR
matinal ( 1er petit déjeuner) servi après la prière
du « SOBH », ce repas consiste au service d’une soupe de
semoule à base d’orge, du blé ou du maïs, lié avec le lait frais (HSOUA)
et du café noir au lait. Le deuxième repas appelé FTOUR TANI ( 2éme petit déjeuner) est servis à 10h du matin surtout dans les villes anciennes telle que Marrakech, Fès, Mekhnès,…etc et dans les compagnes qui ont une stricte tradition culinaire. Cela consiste au service du thé à la menthe, du pain, l’huile d’olive et du miel ou Msemen, Baghrir, ou du beurre baldi et du miel. Les gens qui travaillent dans le commerce ( épiciers, commerçants, artisans,…etc) vont dans leur lieu du travail tôt le matin, pour revenir à 10 h prendre ce deuxième FTOUR.
Comme troisième
repas de la journée, le déjeuner est généralement servi entre 13h et
15h et il est composé d’au moins trois plats, chez la majorité des
familles, cette composition variée
selon les saisons et selon les cérémonies et elle se présente comme
suit :
A l’occasion des grandes fêtes, des cérémonies, ou au cas où on a des Invités, les menus
peuvent être riches et composés de quatre à cinq plats ( salade,
pastilla, poulet, viandes ou couscous, dessert ) thé à la menthe Le
couscous est généralement servi tous les vendredis, les poissons le
samedi ou le dimanche.
Le quatrième repas
est servi après la prière du AASER à 16h appelé Terdida,
surtout servi dans les villes traditionnelles et dans les
campagnes, en période de la moisson, ou quand la journée est longue.
Ce repas est composé du thé, café, pain divers ou Mesemen, Baghrir,
avec de l’huile d’olive, du miel, du smen ..etc
Comme cinquième repas, le dîner est servi après la
prière d’ALAICHA. Ce service
est le plus souvent léger, il est composé de pâtes
alimentaires avec du lait ou en sauce, ou la harira, ou encore une soupe
aux légumes. Dans les familles où l’on sert seulement 3 repas (
petit déjeuner, déjeuner, dîner) le dîner est plus au moins
copieux ; Il est composé d’un plat de viande et un dessert, ou
d’une salade, soupe et d’un tajine maigre aux légumes.
Pendant les
cérémonies officielles et avant les repas un cocktail d’accueil est
servi aux invités. Ce dernier est composé de jus de fruits, boissons
chaudes et de pâtisserie. De même qu’avant chaque repas servi aux
invités on présente du thé à la menthe et des petit fours. Ce
service du thé est symbole du bon accueil chez les familles de grandes
noblesse, de même que le lait et les dattes. Le thé est préparé soit
par une personne spécialisée soit par une personne âgée à
laquelle on fait appel en guise
de reconnaissance et de respect. Ce service se fait d’une manière
cérémoniale en respectant toute une tradition. Dans certaines familles
le thé est servi avant et après le repas. Aussi faut-il distinguer certains repas d’occasion de cérémonie et de circonstance et il s’agit à titre d’exemple de :
Et pour terminer voici
quelques variétés de pains , de couscous et tagines :
* Les Pains
* Les Couscou
*
Les Tagine
*
La Pastilla
*
Pain fourrés
La bonne cuisine est celle qui donne des satisfactions gustatives et spirituelles. La bonne cuisine,
c’est la vraie cuisine, c’est celle qui, dans son élaboration, on
marie goût et présentation, qui ne se sacrifie pas à la facilité ni
au luxe dans les présentations ; celle que l’on fait avec de
bons produits et qui a pour finalité la satisfaction gustative et
spirituelle des consommateurs. Il est donc important à cet effet de
tenir compte de certains principes :
Et donc, l’art
culinaire doit être vrai, sans maquillage ni falsification ; en
cuisine la vérité c’est la vérité. La cuisine doit être vraie
parce qu’elle est l’expression d’une éthique issue des
profondeurs de notre civilisation. C’est un art de vivre humain, une
pratique qui, autour d’une table, permet d’améliorer et de
conserver les rapports entre les membres d’une famille, d’un groupe
d’amis, de collègues…..etc. La cuisine est un ensemble, un tout,
une entêté, sans oublier que toute préparation destinée à nourrir
l’être humain peut être et doit être de la cuisine.
La gastronomie est une expression artistique qui implique une relation
avec la pensée dont elle s’inspire de la même manière que la
musique, la peinture, le tapis, et un art populaire quelconque. Si
l’on dit que le peintre
dispose de sept couleurs, le musicien de sept sons, le cuisinier lui
aussi dispose de sept saveurs; c’est dire que l’art de la cuisine ne
réside pas uniquement dans la confection des plats employant des
produits de luxe (truffe, foie gras homard,…..etc) ; toutefois,
une simple purée de pommes de terre faite dans les règles de l’art
doit être de la vraie cuisine. Enfin, la cuisine est
une culture qui fait partie intégrante de notre vie quotidienne,
c’est le principal moyen de réparation de l’organisme, et c’est
la bonne cuisine qui fait le maintien de
la santé en bon état . C’est aussi l’un des principaux
témoins de la civilisation et des traditions d’une nation. Alors, sauvegardons notre cuisine, par la
création d’un conservatoire national de la gastronomie, à l’instar
des pays des grandes de renommée culinaire. Par Salah Chakor,
écrivain et consultant en tourisme. TAGINE
DE CONGRE A BASE DE DATTES Ingrédients :
Technique de préparation
TAGINE DE VIANDE AUX
DATTES Ingrédients :
Technique de préparation
COUSCOUS AUX DATTES
Couscous ordinaire « t’faya » dans
lequel on remplace les raisins secs par les dattes dénoyautées cuites
à la vapeur.
POULET
FARCIS AUX DATTES ET AMANDES
Ingrédients :
Technique de préparation
M’HANCHA
AUX DATTES Ingrédients :
Technique de préparation
Passer les amandes mondées légèrement dorées et mélangées au sucre au hache viande deux fois. Ajouter à la pâte d’amande des œufs, le beurre ramolli, la cannelle, les dattes dénoyautées et malaxer, l’eau de fleur d’oranger, la gomme arabique. Avec la pâte d’amande, former des bâtonnets de 15 cm de 1 à 2 cm de diamètre. Prendre les feuilles de pastella, les induire de beurre, chevaucher les deux feuilles et coller avec du jaune d’œuf. Prendre un bâtonnet de pâte des dattes et le placer sur le bord des deux feuilles chevauchées. Enroulez le bâtonnet ainsi enveloppé dans les feuilles de bastella et essayer de l’emboîter au bout du premier en l’enroulant autour de celui-ci dans un plat à bastella que vous aurez préalablement beurré et dans lequel vous aurez placé une feuille de bastella. Cuire à la manière de bastella .Avant de servir, retirer les deux feuilles de bastella qui recouvrent les deux faces de M’hancha afin de mettre en valeur sa forme serpentée. Avant de servir arroser de miel et saupoudrer d’amandes TRIANGLE
AUX DATTES ET AMANDES Ingrédients :
Technique de préparation
MOROCCAN CUISINE Moroccan
By
: Noureddine Amzil |