Vous avez été l'un des plus fidèles partenaire du comité d'organisation
de la journée culturelle africaine .Qu'est ce qui vous a poussé à
donner main forte à ce comité ?
C'est en lisant leur programme d'activité que j'ai été particulièrement
capté . aussi cette idée venait de jeunes dévoués ,alors il m'appartenait
de les aider pour ce qui est de la coordination ainsi que de la recherche
de sources de financement. Nombreux sont les professionnels
africains , qui encouragent de nos jours le tourisme sud- sud .Qu'en
pensez vous ? A la lumière des chiffres, on se rend compte
que la part du tourisme africain n'est que de 4%(stat 2000)dans le
tourisme mondiale ,ce qui devrait interpeller les décideurs africains
à se pencher sérieusement sur la question pour qu'il y ai au moins
un développement du tourisme au sein du continent .Prenons par exemple
le cas de l'Europe .On se rend compte que c'est un continent à la
fois émetteur et récepteur de touristes .Ce qui s'explique par le
fait que beaucoup sont les pays Européens qui se visitent entre eux
,et cela profite énormément au continent. Ainsi donc j'encourage à
ce que l'Afrique développe cette culture de retrouvaille en mettant
en exergue les politiques adéquates. Lors d'une de vos conférences
sur le tourisme ,vous avez souligner l'importance de baisser les prix
des compagnies aériennes .En quoi cela peut jouer sur le tourisme
?
Pour ce qui est de la baisse des prix ,presque tous les professionnels
ont souligné que le tarif de l'aérien est un peu exorbitant dans notre
continent. Prenons par exemple le cas de touristes occidentaux qui
dépensent juste 3500dh pour visiter un pays ,dans le quel sont inclus
billet d'avion , logement , nourriture et animation . Par contre un
simple billet allez retour OUARZAZATE CASABLANCA vaut presque la moitié
de cette même somme .Ce qui traduit que nos hôtels ,ainsi que nos
billets d'avion sont vendus à des prix intéressants à des tours opérateurs
européens , contrairement aux citoyens locaux qui ne peuvent bénéficier
de ces avantages de prix pour un simple déplacement sur son territoire
. C'est ce qui nous incite à dire que les compagnies doivent revoir
leurs politiques au niveau des prix .
C'est grâce à vos actions et celles de monsieur le Directeur
de L'ITHT que Le forum de l'étudiant a eu lieu. D'où vous est venue
cette idée du FORUM ? Cette idée du forum date de plus d'une
année. Après qu'un groupe d'ami et moi même se soient rendus compte
que nombreux sont les écoles DE OUARZAZATE à organiser des activités
isolées alors que l'heure est au regroupement. C'est d'ailleurs une
tendance internationale . Ce qui nous a encore stimulé , c'est qu'il
n'y a pas d'université dans la ville et que l'on se devait d'aider
les jeunes à traiter certains problèmes cruciaux liés à leur ville.
Ainsi donc plusieurs cellules ont été crées pour essayer de répondre
à certaines questions et se fut parfois intéressants.
Quel est votre point de vue sur le niveau des conférenciers subsahariens
,qui n'étaient autres que des étudiants ? Je n'ai vu que des
conférenciers qui maîtrisaient leurs sujets . Ils sont dotés d'une
culture énorme et cela en passant par les règle de la diplomatie,
du contacte et de la discussion. La compétence des lauréats africains
n'est plus à redire. Ce qui nous manque nous africains , c'est cette
non reconnaissance des compétences des uns et des autres . De ce fait
nous avons décidé ,un groupe d'amis et moi ,de faire appel aux savoirs
de ces jeunes par mis lesquelles se trouvent des ingénieurs des docteurs,
et cela dans le but d'animer des conférences .Car voyer vous, vaut
mieux faire appel à ces jeunes diplômés que d'aller chercher en occident
un conférencier qui a le même savoir que celui qu'on a laissé chez
soit. Sans oublier que se sont souvent des jeunes qui ne demandent
pratiquement rien et qui se sentent plus que concernés par les problèmes
de leur société . L'Afrique a un capital humain qui n'a besoin que
de reconnaissance et il nous appartient de le faire de peur d'être
toujours dépendant .Cette reconnaissance ne fera que conforter à nouveau
nos jeunes pionniers.
Vu votre attachement pour le continent ,seriez vous prêt à porter
main forte à la CESAM étant donner vos multiples expériences( directeur
de Banque, inspecteur de banque ,professeur ,membre d'association
,détenteur de cabinet d'étude….)?
Bien sûr ,pour moi l'échange sera dans les deux sens . Je suis prêt
à programmer avec mes amis des conférences des séminaires ainsi que
des symposiums. Les aider également à faire des montages de dossiers
,proposer des modules à penser ,faire des analyses de certains secteurs
à promouvoir, tous, soutenu par des études de faisabilités,
Quelle a été votre impression lorsqu'on vous a proposé de créer
ce journal scolaire ? je commencerai par citer le proverbe
qui dit que un peuple qui n'a pas d'archive de son histoire est un
peuple perdu ,qui répétera les mêmes erreurs du passé. Sans oublier
que l'archivage permet de prouver à tout moment nos actions.
Il servira de stimulant pour les générations futures qui chercheront
à mieux faire que par le passé. C'est ce qui a fait que j'ai reçu
avec beaucoup de satisfaction cette édition du bulletin., qui , à
mon sens doit circuler aussi bien dans les ambassades que dans les
ONG les associations, en vue de réitérer chez nos responsables la
maturité et le savoir faire de ces jeunes qui avec des moyens précaires
arrivent à faire de grandes choses tel est le cas de ce journal
Votre mot de la fin ?
Le fait d'avoir opté pour l'organisation de cette journée
AFRICAINE vient à point nommé car on a besoin de ce genre de manifestation..
sans oublier que Ouarzazate est très proche de l'Afrique SUB SAHARIENNE
; d'ici vous pourriez voir la plaque indiquant les 52 jours pour atteindre
Tombouctou .Je pense qu'après cette première édition les gens ont
su qu'un travail de fond a été fourni, et que l'année prochaine je
suis sur qu'on va voir quelque chose d'extraordinaire ce qui sera
une réussite pour toute l'Afrique.
Propos
recueillis par :
ALAOUI ADNANE