Interview accordé par Mr le directeur
de l'ITHT de Ouarzazate
Salah CHAKOR


«Selon moi ,la tolérance est le seul moyen pour un entendement durable» Mr le directeur ,vous avez été l'initiateur de cette première édition de la journée culturelle africaine –maroco -subsaharienne de Ouarzazate, quel est votre avis sur le déroulement de cette manifestation ?
D 'abord je vous remercie pour cet interview .je vous rappelle que Je ne suis pas l'initiateur de cette manifestation mais c'est votre collègue et ami FIDELE POUGRAOUA qui est venu me suggérer l'idée . Cette initiative pour moi est un moyen d'ouverture du Maroc sur tous les pays du continent Africain dont nous faisons partie ; c'est également de cette manière qu'on pourra essayer d'installer un esprit de tolérance de part et d'autre.
- En étant à la fois guide et conseiller pour ce jeune comité d' organisation quelle a été votre appréhension ?
Ma joie était très grande ,et cela m ‘a mis dans une situation confortable. Cette manifestation de jeunes a montré la détermination de la jeunesse africaine à se retrouver .Nous avons pu découvrir des plats ,des habits ,et des danses aussi modernes que traditionnelles . Cette manifestation m'a permis également de me rendre compte que le groupe de jeunes que vous êtes est capable de faire beaucoup de choses ,et je vous en félicite.
- Le Couscous Marocain ainsi que le Tagine sont connus en dehors des frontières marocaines et cela depuis fort longtemps .Qu' est ce qui a permis ce décollage ?
Le couscous ,le Tagine ainsi que d'autres plats sont effectivement connus dans le monde entier .Cette popularité vient de la bonne publicité que nous faisons hors de nos frontières . Cela grâce au biais des restaurants ,mais aussi par la qualité des services, sans oublier la diversité qui fait aussi la notoriété de nos plats
- Au Maroc , il n' y a pas que le couscous et le tagine , qui ont atteint l' optimum de leur reconnaissance mondiale. Est ce qu' il ne faudrait pas valoriser d' autres plats du pays pour en faire une réussite nouvelle? Effectivement .Il faut souligner que la cuisine marocaine est très diversifiée et que des mets comme la Pastilla Marocaine ,le Méchoui ,la Tangia et bien d'autres méritent d'être connus et qu'une petite publicité ne leur ferait pas de mal. Cependant ,reste à souligner que tout réside dans le goût et le désire du client qui souvent nous commande ces plats de renoms que vous avez cité.
- Les jeunes qui sortent d' ici sont souvent pessimistes quant à leur chance d' obtenir un emploi , qu en pensez-vous ?
Dans la vie il y a deux sortes de personnes :les optimistes et les pessimistes. cependant, j'informe nos jeunes, que les diplômés des établissements de formation hôtelière n'ont pas à s'inquiéter ,vu q'ils ont un horizon prometteur et ouvert. Je justifie cela par l'augmentation du nombre d'employeurs qui nous envoient leurs demandes de recrutement de lauréats mais ne trouvent cependant pas preneurs par manque. Sans oublier que c'est un nouveau secteur très prometteur . Sachez également que l'institut est doté d'un organe ,qui a pour but le suivie et l'insertion des lauréats dans leur vie professionnelle .
Ø L' ITHT est sans nul doute un lieu de rencontre entre professionnels :
( organisation de forum , conférence, réunion entre responsables d’ associations ).Qu'est ce qui lui a valu cette notoriété ?
Cette reconnaissance vient de la politique d'ouverture de l'école .. Sans oublier que cela constitue l'un des objectifs de la formation hôtelière et touristique, qui se doit d'être en collaboration étroite avec les professionnels et promoteurs de tourisme .Ses collaborateurs s'associent à nous pour assurer la formation des jeunes par le biais des formations alternées ,des stages ainsi que des embauches . C'est ce qui nous vaut de dire que sans ses collaborateurs l'institut à lui seul ne vaut rien.
Ø le forum de l' étudiant a débuté il y a maintenant 3 mois, avec la récente organisation du concours culturel . Quel est le but de ce forum ?
Le but du forum est de créer un espace de rencontre et de culture pour les jeunes . ;et cela tout en développant en eux la faculté à faire des recherches ,à tenir des conférences, ainsi qu'à prendre des responsabilités.
- selon l' OMT(organisation mondiale du tourisme), pour être placé pays touristique il faut posséder au minimum 150.000 lits , contrairement au Maroc. Etes vous d' accord avec ceux qui parlent de la saturation du secteur ? Si oui pourquoi ,si non comment expliquez vous ce problème? Non ! le secteur touristique au MAROC est loin d'être saturé car il y a beaucoup de choses à faire, tel est le cas de la création d'unités hôtelières ,de stations touristiques .Sachez que beaucoup sont les atouts ainsi que les régions encore inexploitées .
- Vous êtes connu à Ouarzazate pour votre esprit de tolérance ainsi que votre sens du pragmatisme. Quel regard portez vous sur la tolérance en matière de cohabitation et d'échange ?
Selon moi ,la tolérance est le seul moyen pour un entendement durable .Car la cohabitation nécessite l'échange ,l'acceptation d'autrui ,qui doit se faire non seulement sur le plan idéologique mais aussi sur le plan personnel étant donné les divergences au niveau des convictions.
- Beaucoup sont les étudiants africains qui se plaisent à Ouarzazate vu la non cherté du niveau de vie ainsi que la présence d'instituts de renoms tels ISTA(institut spécialisé de technologie appliquée) ,ITHT sans oublier les écoles privées telles PIGIER,ESGI(école des sciences de gestion et d’informatique) . Ne faudrait t'il pas augmenter le nombre des étudiants africains ?
Nous sommes prêt à recevoir des 'étudiants subsahariens sauf que la décision ne vient pas de nous mais de l'agence marocaine de coopération internationale à RABAT .Nous seront au contraire ravie de recevoir encore plus d'étudiants au cas ou l'on nous les enverrait. Car voyez vous ce brassage culturel d'où germera ces contacts ne feront que nous être bénéfiques .

Propos recueillis par:
Mlle NISRINE ZOUIYNE



 

Interview accordé par Monsieur le Ministre malien du tourisme au journal }la Vie Touristique Africaine~

 Le Mali est en plein pied dans le tourisme.

 Par Salah Chakor ITHTO

Le Mali, partenaire historique du Maroc est, d’après son ministre du tourisme,    en plein pied dans le tourisme, avec quelque 150 000 touristes par an.

 Ce pays qui aborde l’industrie des loisirs avec timidité, dispose de sites et atouts très intéressants et notamment dans les villes de Tombouctou, Djenné, pays de Dogon….

 A la lumière de la 4éme édition des assises du tourisme tenue à Casablanca du 12 au 13/02/04, j’ai rencontré M. N’daye Bah ministre du tourisme au Mali et qui a accepté d’accorder un entretien au journal la Vie Touristique Africaine.

 Question : Monsieur le ministre nous vous remercions pour nous avoir accordé cet entretien tout en vous souhaitant un agréable séjour dans votre second pays le Maroc. Permettez- moi, monsieur le ministre de vous demander de faire part de vos impressions quant à l’organisation de cette 4éme édition des assises du tourisme. Et quel enseignement tirez-vous de cette rencontre ?

 Réponse : tout d’abord, je tiens à vous signaler que mon pays et le votre ont des relations séculaires , qui remontent à une histoire lointaine. Notre civilisation s’est beaucoup inspirée de la votre. C’est d’ailleurs le Maroc qui a introduit l’Islam au Mali au 13émé siècle. Actuellement, il y a une forte communauté marocaine au Mali, c’est dire que notre économie s’inspire le plus souvent de vos expériences .

Et donc des assises du tourisme nous allons tirer davantage en matière  de  rencontres avec les professionnels et avec l’administration. Notre participation à ce forum va nous permettre d’abord de comparer nos deux produits touristiques pour voir qu’ est ce qui ne marche pas chez nous d’une part et d’autre part faire un transfert d’idées applicables à notre produit pour une éventuelle amélioration au niveau local et au niveau national au Mali.

 Question : quelles sont les principales formes du tourisme qui existent au Mali et dans quelles régions exactement sont-elles concentrées ?

 Réponses du ministre : vous savez, nous sommes un peu débutant en matière du tourisme, mais nous avons comme même développé quelques formes du tourisme , telles que : le tourisme culturel à Tombouctou et à Djenné, ville historique, et dans le pays du Dogon. Nous avons aussi développé l’écotourisme localisé surtout dans le Parc de Baoulé et le Gourma où ils existent prés de 1200 t^te d’éléphants et de grandes Mares.

 Question :quelle est votre capacité d’accueil ?

 Réponse : nous avons une  vingtaine d’hôtels classés à Bamako et quelque hôtels un peu partout sur les sites que j’ai cité plus haut. Nous cherchons actuellement des investisseurs dans le but d’augmenter notre capacité. Nous recevons aujourd’hui, à peu prés, 150 000 touristes par ans et nous souhaitons augmenter ce chiffre à l’avenir.

Question : est ce que le Mali est bien desservi par les compagnies aériennes, nationales et étrangères .

Réponses : oui, nous avons,  quotidiennement, des vols à partir de Paris, de Casablanca, de Tunisie, du Sénégal, et ce selon un agenda bien précis, car il y a des compagnies qui organisent des vols deux fois/semaine d’autres toute la semaine …..etc. Il existe une desserte de charter ( Point Afrique, Go Voyage…)

Question : Monsieur Le Ministre, la ressource humaine est reconnue aujourd’hui comme étant le principal moteur du développement de l’économie d’un pays, sa formation aux techniques modernes et de pointe s’impose avec acuité. Alors comment procédez-vous dans ce sens, et particulièrement pour l’hôtellerie restauration et tourisme ? Avez-vous des Écoles hôtelières ?

  Réponse : Vous avez entièrement raison, la femmes et l’homme sont la composante essentielle de tout développement quel qu’il soit. Nous sommes, comme tous   les gouvernements, conscients du problème et nous sommes en train de réfléchir à ce problème.

Auparavant nous envoyons nos jeunes pour suivre une formation du genre au Maroc, et un grands nombre de cadres du tourisme sont vos lauréats. Nous n’avons pas d’École Hôteliére, mais nous souhaitons en créer avec la coopération d’un pays ayant une grande expérience dans ce domaine comme le Maroc, dont les cadres ont fait preuve de grandes compétence au niveau international. Nous comptons aussi sur un partenariat avec votre pays tant dans le secteur privé que public, en matière du tourisme.

  Question : quels sont vos besoins en formation ?

 Réponse : nous avons estimé nos besoins actuels à 3000 cadres, tous les niveaux et toutes les filières confondus ; et donc nous souhaitons organiser des formations de mise à niveau au profit du personnel en exercice et trouver des moyens pour former les jeunes, c’est pourquoi il faut créer une École Hôteliére ou pour un premier temps les envoyer se former chez vous.

 Monsieur Le Ministre je vous remercie pour votre franchise et pour l’amour que vous éprouvez pour le Maroc et je vous souhaite bon fin de séjour dans votre second pays.